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Tom
Tom
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Ce fan de Warhol crée des images très personnelles sur de affiches très
officielles
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Tom Tom pratique un genre inédit en France :
le « guerilla art ». Son travail ? Détourner les affiches publicitaires qui
envahissent les rues des villes à Paris mais aussi partout où il passe (il
s'est récemment fait arrêter à Londres). Muni d'un cutter, juché sur un
escabeau, il découpe et lacère dans l'affiche pour recoller des morceaux et
recréer une oeuvre qui n'a plus qu'un lointain rapport avec l'original. Beauté
du geste : il peut travailler pendant des heures et voir ses efforts recouverts
dès le lendemain par une autre affiche. Qu'importe, il aura, au passage,
expliqué sa démarche aux passants intrigués. Si sa démarche se veut
politique - il est nourri de culture situationniste -, Tom Tom ne pratique pas
de détournement évident à la Adbuster. Ses oeuvres procurent une impression
étrange, à la fois menaçante et plaisante, entre science-fiction et
ésotérisme. Ce fan de Warhol et des Daft Punk ne rejette pas les marques en
bloc. Il appartient à cette génération d'artistes de moins de 30 ans, comme
Zeus et Space Invaders, qui ont toujours vécu avec elles et les utilisent comme
matière première.
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D'ailleurs, Tom Tom possède une culture
prodigieuse en matière de logos : « Le logo, c'est l'héraldique moderne. Une
culture du blason, où les couleurs et les formes renvoient à des visions du
monde. On sort de la culture verbale et humaniste pour rentrer dans le règne de
l'icône et du signe. Ce qui me gêne, c'est moins les marques que le suivisme
dont elles sont l'objet. Il faut inventer son propre langage. » A l'entendre,
on se dit que les futurs artistes seront comme lui : des enfants qui jouent au
Lego avec des logos.
>> Patrick Williams
Technikart 51 -
Avril 01
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