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VIH - Artefact ou réalité
?
par
le Docteur Stephan Lanka, virulogiste
Pourquoi, à la différence d'autres virus, le VIH n'a-t-il jamais été isolé
? Est-il possible de détecter les anticorps d'un virus qui ne peut être isolé
? Le VIH existe-t-il vraiment ? En répondant à ces questions, Lanka dénonce
la recherche contre le SIDA qui, selon lui, ne reposerait purement et simplement
sur aucune base scientifique.
Depuis
quelque dix ans, on affirme officiellement que c'est le virus de l'immuno-déficience
humaine, le VIH, qui provoque le SIDA. Ce virus est supposé se trouver dans de
nombreuses sécrétions corporelles ; sa transmission, qui se ferait tout
particulièrement par les vecteurs du sperme et du sang, déclencherait un lent
et inexorable processus d'intoxication, jusqu'à la déclaration du SIDA ; dont
l'issue serait fatale. Or, s'il est capable d'infecter une autre cellule, le VIH
doit obligatoirement être identifiable en tant qu'entité séparée à un
moment ou à un autre de son cycle d'existence.
Le
grand public est maintenu dans l'ignorance d'un ensemble de faits majeurs : tout
d'abord, il n'existe aucun test de détection du VIH qui soit efficace ;
ensuite, la définition de la "séropositivité" est très
approximative. Chaque organisation qui s'est penchée sur la séropositivité en
a donné une définition différente. Chaque type de test de dépistage s'appuie
sur une définition différente. Même les laboratoires qui préparent ces tests
ne sont pas certains de la définition de la séropositivité. "... Ces
techniques ne sont pas standardisées ; et les conséquences des variations
d'amplitude que l'on trouve entre les laboratoires n'ont pas été évaluées.
Les résultats des tests nécessitent une interprétation et les critères de
cette interprétation varient autant du jour au lendemain que d'un laboratoire
à un autre..."
Les
bruyantes controverses à propos de l'attribution de la "découverte"
du virus ont occulté la vraie question : le virus existe-t-il oui ou non ?
Qu'il faille réunir un Président et un Premier Ministre pour attribuer une découverte
scientifique et l'opinion publique est tellement impressionnée qu'elle se
convainc que l'objet de leurs négociation doit bel et bien exister. En 1993, un
groupe de chercheurs australiens de Perth est parvenu à publier une étude sur
les tests de dépistage du VIH. Depuis lors, quiconque sait lire est en mesure
de comprendre qu'aucun test ne peut fonctionner puisque le VIH n'a jamais été
isolé et que son existence même n'est pas prouvée. Du fait que les médias
comme les chercheurs ont ignoré toute critique de la thèse "VIH =
SIDA", et spécialement la question fondamentale de l'existence de ce
virus, il est temps de procéder à une nouvelle évaluation de l'ensemble de la
thèse VIH/SIDA. Revenir aux sources des études virologiques sur le VIH en
exposant clairement toute l'histoire du VIH, permet de prendre conscience du
fait que le VIH, l'objet de toute la recherche "de pointe" de la médecine
moderne, n'existe pas ! (5)
> Un peu de virologie élémentaire
On peut décrire
sommairement les virus comme un ensemble d'informations génétiques contenues
dans une enveloppe de protéines. Les virus ne peuvent se reproduire que s'ils
infectent une cellule hôte appropriée à leur espèce et qu'ils parviennent à
prendre possession des mécanismes chimiques de cette cellule. Les protéines
qui entourent les virus sont particulières à chaque espèce de virus. Ces protéines
ont pour fonction d'envelopper et de transporter en toute sécurité les
informations génétiques ; leur composition donne une forme spécifique à
chaque particule virale. Voilà ce que l'on sait généralement des virus.
L'existence de particules qui ressemblent à des virus mais qui n'en sont pas
est un fait de bien moindre notoriété. Ces particules, qui répondent à
l'appellation vague de simili-virus ("virus-like") sont pourtant loin
d'être rares : on les trouve dans tous les placentas et elles sont très fréquentes
dans les milieux artificiels des cultures de cellules. Ces particules ont considérablement
contribué à troubler les recherches sur le SIDA, parce que ce sont des
particules de ce type qui ont été baptisées virus VIH. Jusqu'à aujourd'hui,
aucune de ces particules n'a été suffisamment définie, pas plus que n'a été
prouvée leur existence en tant qu'entité séparée qui puisse être
raisonnablement appellée virus.
Pour
quelle raison a-t-on commencé à croire à l'origine virale du sida? En théorie
classique, l'ADN code le matériel génétique de l'hérédité ; il est ensuite
transcrit en messagers ARN (ARNm) qui, à leur tour, déterminent l'assemblage
des acides aminés qui construisent les protéines de tous les êtres vivants.
En 1970, on découvrit dans certaines cellules une enzyme (c'est à dire un
catalyseur biologique) qui se révéla capable de convertir une molécule d'ARN
en ADN. C'était une découverte révolutionnaire, qui bouleversait un des
dogmes fondamentaux de la génétique moléculaire, à savoir que le flux
d'informations circule toujours dans un seul et unique sens. On avait toujours
pensé jusque là que l'ADN était transcrit en messagers ARN et que le
mouvement inverse de l'ARN vers l'ADN était strictement impossible. L'enzyme
capable de ce transfert inversé fut baptisée "reverse transcriptase",
transcriptase d'inversion, et une quantité de nouvelles théories fantaisistes
virent le jour.
> Une
erreur ancienne : "le cancer est d'origine virale"
On
crut que cette nouvelle enzyme, la transcriptase d'inversion, était le marqueur
d'un virus, car les cellules dans lesquelles on la découvrit étaient des
cellules cancéreuses. Or on croyait que le cancer qui affectait celles-ci était
d'origine virale. Un autre fait venait renforcer la thèse de l'origine virale
du cancer : l'acide nucléique, sous sa forme d'ARN, pouvait être converti en
ADN par la transcriptase d'inversion, créant ainsi un mécanisme permettant
d'insérer, à quelque endroit que ce soit, sur les chromosomes des cellules,
l'acide nucléique du virus. Ces
"nouveaux" virus furent baptisés rétrovirus, et l'on se persuada
qu'il était possible de provoquer un cancer en insérant des gènes de rétrovirus.
L'idée que ces supposés virus pouvaient causer le cancer passionna aussitôt
le monde scientifique, mais des études ultérieures en prouvèrent la fausseté
et on rechercha d'autres explications. En effet, la théorie de l'origine virale
du cancer se révéla incapable de prédire ou d'expliquer l'augmentation
foudroyante du nombre de cas de cancers, d'autant qu'on ne put démontrer la
contagiosité du cancer, ni la possibilité d'y opposer un vaccin. De façon
caractéristique, on accusa les homosexuels, les prostituées et les noirs de
transmettre ces virus soi-disant cancérigènes.
Le
même phénomène se reproduisit treize ans plus tard avec le SIDA. On supposa hâtivement
que chaque activité de transcriptase d'inversion était un signe infaillible de
la présence de rétrovirus. Ce qui se révéla être une grave erreur, puisque
l'on découvrit plus tard la présence de cette enzyme dans toute matière
vivante, démontrant ainsi que l'activité de la transcriptase d'inversion est
indépendante de la présence de rétrovirus.
>
Eléments
répétitifs
Par
la suite, des recherches démontrèrent qu'au moins 10% de l'ADN des mammifères
sont composés de séquences répétitives appelées "nonsenses genes"
(gènes sans signification) ; certaines parties de ces gènes furent néanmoins
décrites comme étant des gènes de rétrovirus. Ces éléments répétitifs
existent par centaines, voire par milliers. Certains peuvent même se reproduire
indépendamment et sauter dans et entre les chromosomes ; c'est pourquoi on leur
attribua le nouveau nom de rétrotransposons. On réussit à les faire migrer en
laboratoire. Lorsqu'un tel déplacement se produit, il y a toujours une activité
de transcriptase d'inversion ; ce qui renforce la certitude que l'activité de
cette enzyme n'a rien à voir avec les rétrovirus en tant que tels.(16) VAL,
VLTH-III, VIH et les autres Tout ceci était déjà bien connu en 1983 et il est
invraisemblable que Françoise Barré-Sinoussi (qui faisait partie de l'équipe
de Montagnier), ainsi que l'équipe de Gallo, aient pu prétendre en 1984, avoir
découvert un nouveau virus, alors qu'ils n'avaient fait que montrer un cas
d'activité de transcriptase d'inversion et publier des photographies de
particules de cellules sans prouver qu'il s'agissaient de virus. Ces deux équipes
furent incapables d'isoler les "virus" pas plus qu'elles ne démontrèrent
qu'ils provoquaient l'activité de la transcriptase d'inversion ni les anomalies
tissulaires d'où ils étaient issus. Leur conclusion fut d'ailleurs : "Le
rôle du virus dans l'étiologie du SIDA reste à démontrer".
Mais
qu'est-ce exactement qu'un nouveau virus ? L'isolation et la purification d'un
nouveau virus sont choses claires : à la différence des cellules, les virus
d'une même espèce sont toujours de la même taille et ils peuvent être
facilement séparés des autres composants de la cellule à l'aide de techniques
standardisées. L'une des expériences de contrôle consiste à tenter une
isolation avec d'éventuels matériaux non-contaminés de la même façon
qu'avec les matériaux infectés. Dans ce cas, aucune isolation ne doit être
possible. Pour identifier définitivement un virus, la première et la plus
simple des étapes consiste à photographier les particules isolées à l'aide
d'un microscope électronique. Ces particules doivent alors avoir la même
apparence que les particules observées dans les cellules, les sécrétions
corporelles ou les cultures de cellules. On doit pouvoir les distinguer des
autres particules cellulaires qui ressemblent à des virus. Les protéines qui
composent l'enveloppe protéique du dit virus doivent être identifiées séparément
les unes des autres et photographiées. Cet ensemble d'opérations permet d'établir
un schéma caractéristique de l'espèce de virus étudiée. Un même processus
d'identification et d'isolation de l'ARN et de l'ADN du virus doit être observé.
Une fois les protéines virales et les composants de l'acide nucléique identifiés
correctement, il est alors scientifiquement exact de parler d'un nouveau virus.
>
Il
n'y a pas de preuves de l'existence du VIH
Ces
démonstrations de base n'ont jamais été faites en ce qui concerne le VIH.
Aucune photographie des particules VIH isolées, de ses protéines ni de son
acide nucléique n'a été publiée. Aucune des expérimentations de contrôle
mentionnées ci-dessus n'a été publiée. Les photographies qui ont, en fait,
été montrées représentent des particules de virus-like dans des cultures de
cellules, mais on n'a jamais publié de photographie du virus isolé et encore
moins d'une structure installée dans un corps humain qui aurait la forme
attribuée au VIH. Ce que le monde entier a pu contempler, ce sont des modèles
du VIH avec des récepteurs paraboloïdes (dish aerials) dont on nous dit qu'il
s'agit de récepteurs avec lesquels le virus s'attache aux cellules.
On
suppose l'existence du VIH par déduction de l'existence d'un test aux
anticorps. Mais comment ce test pourrait-il fonctionner alors que l'existence du
virus proprement dit n'a jamais été démontrée et que ce virus n'a jamais été
obtenu sans contaminant ? Voilà qui demeure un mystère.
>
Le
test du SIDA
Souvenons-nous
que le test de dépistage du SIDA est supposé détecter les anti-corps produits
par le système immunitaire en réponse à une infection par le virus. On procède
communément de la façon suivante : on dispose des rangées de protéines
provenant du virus sur des casiers de plastique et on étale le sérum sanguin
à tester sur chaque rangée. S'il y a présence d'anticorps, ceux-ci
s'attachent aux protéines, phénomène rendu visible à l'aide de procédés de
coloration sophistiqués. Mais puisque aucune protéine virale et dépourvue de
contaminants n'existe, il n'est jamais possible de connaître la nature réelle
de ces anti-corps qui s'attachent aux protéines.
Tel
est le cœur du problème pour tous les tests supposés détecter le VIH : il y
a incapacité d'isoler une entité virale et d'en obtenir des protéines qui ne
soient pas contaminées par les protéines des cellules dans lesquelles le
supposé virus est censé se développer. Se servir d'anticorps indéterminés
pour démontrer l'existence d'un virus jamais isolé, est simplement un cercle
vicieux C’est pourquoi les tests de dépistage du VIH ne peuvent être
fonctionnels. Il est par conséquent totalement illogique de soutenir qu'un résultat
positif au test est dû à une exposition antérieure au virus.
Du
fait qu'il utilise diverses protéines mal identifiées, chaque fabricant des
kits de test applique ses propres critères arbitrairement choisis, ainsi, il
n'y a pas deux kits qui donnent le même résultat. Peu importe que tel ou tel
comité académique établisse des standards en fonction desquels tel test est déclaré
efficace et tel autre ne l'est pas. Ce n'est qu'une manière de contourner le
problème crucial : à quoi réagissent les anticorps détectés par les tests
de dépistage du SIDA ? L'existence de tests de "seconde" ou
"troisième" génération n'apporte aucune solution au problème. Ces
tests utilisent bien des protéines de synthèse qui permettent un taux de
constance et de comparaison plus fiable, mais il faut faire un grand effort
d'imagination, peu scientifique, pour y voir des protéines virales !
Dissimuler
la véritable identité de ces protéines ou préconiser l'utilisation de deux
genres de tests - baptisés abusivement "de recherche" et "de
confirmation" pour donner une fausse impression de sécurité - ne résout
en rien la difficulté. On utilise le test ELISA pour échantillonner les
anticorps puis on a recours au Western Blot plus spécifique à titre de
"confirmation". Rien ne démontre plus tragiquement le dilemme dans
lequel nous sommes enfermés que cet extrait de la notice qui accompagne le kit
de test : "Le test destiné à révéler l'existence d'anti-corps du virus
associé au SIDA n'est pas un diagnostic de SIDA ou de maladies de type SIDA (AIDS-like).
Un résultat négatif n'exclut pas la possibilité de contact ou d'infection par
un virus associé au SIDA. Un résultat positif ne prouve pas que la personne
testée ait contracté le SIDA ou soit sur le point de déclarer le SIDA ni
qu'elle le contractera". On ne leur fait pas dire!
>
Preuve
directe de l'existence du VIH
Certains
chercheurs qui travaillent sur le VIH ont essayé de contourner le problème en
montrant un quelque chose baptisé preuve "directe" de l'existence du
virus. La manœuvre consistait à sélectionner arbitrairement une protéine
d'une taille donnée qui se trouvait coïncider avec les modèles du VIH. La
fausseté d'une telle "preuve" devint flagrante lorsque l'on découvrit
que la protéine en question était d'origine... humaine ! Voici comment ont été
fabriquées les informations génétiques sur le VIH...
En
dépit de ce déplorable état de chose, la majorité des chercheurs qui
travaillent sur le SIDA persiste à croire à l'authenticité du VIH parce
qu'une de ses supposées séquences génétiques a déjà été publiée. De
plus, il existe maintenant des procédés génétiques qui, à la différence
des tests aux anti-corps, essayent d'identifier plus ou moins immédiatement la
présence du VIH sans attendre les semaines nécessaires à la formation des
anti-corps. Le fait que les tests génétiques (PCR) ne donnent pas le même résultat
que les tests de détection des anti-corps est tout simplement ignoré.
Puisqu'aucun virus n'a été isolé, il s'ensuit qu'il n'a pas non plus été
possible d'en isoler l'acide nucléique. On décrit, dans la littérature
scientifique, des processus compliqués à l'issue desquels on produit quelque
chose qu'on appelle acide nucléique du VIH.
Le
peu de confiance placée dans la validité de ces tests est évident lorsqu'on
lit les mises en garde de la notice qui accompagnent l'un d'eux : "Le test
Amplicor VIH-1 PCR a été testé seulement à l'aide de spécimens de sang intégral.
Ses performances en présence d'autres spécimens n'ont pas été évaluées et
pourraient fournir des résultats faussement positifs ou faussement négatifs...
La détection du VIH-1 peut dépendre de la quantité d'ADN proviral du spécimen.
Les méthodes de collecte du spécimen et les facteurs propres au patient tels
que l'âge, l'état sanitaire, les facteurs de risques, etc. peuvent affecter
les performances du test. Comme pour tout autre test de détection visant à établir
un diagnostic, les résultats de l'Amplicor VIH-1 doivent être interprétés en
tenant compte des informations cliniques et des données obtenues en
laboratoire."
Le
lecteur comprendra plus loin pourquoi ce test a recours à des spécimens de
sang intégral de préférence au sérum, d'autant plus que le but de ce test
est de détecter des particules virales transmissibles qui ne devraient
aucunement être affectées par la présence ou l'absence de cellules sanguines.
Ceci est d'autant plus significatif qu'un des facteurs majeurs de transmission
du VIH est censé être le Facteur 8 administré aux hémophiles et que ce
Facteur 8 ne comporte pas de cellules sanguines.
Une telle déclaration implique
qu'il serait impossible de détecter l'ADN "viral" en l'absence de
cellules sanguines :
1
- dans une éprouvette
On peut, nous dit-on, fabriquer des
"litres" de VIH et de son ADN, mais dans des conditions pour le moins
surprenantes. On permet, entre autres, l'usage d'extraits de plantes et autres
produits chimiques oxydants, agents qui ne pourraient exister in vivo. Les lignées
de cellules immortalisées (puis brevetées) par les équipes de Mrs Montagnier
et Gallo sont co-cultivées avec des cellules humaines ou de leurs extraits. Le
processus terminé, on n'obtient pas le VIH lui-même ; on démontre simplement
la présence d'une activité de transcriptase d'inversion, dont on tient pour
acquis qu'elle signale l'existence d'ADN qui "doit" être d'origine
virale.
La véritable explication du phénomène est la suivante. Dans ce mélange
de cultures de cellules et de cellules humaines altérées (stressed), on trouve
de grandes quantités d'ARN et de transcriptase d'inversion, car ces cellules
ont été tout spécialement sélectionnées et traitées pour réagir ainsi. L'ARN
est transcodé en ADN par la transcriptase d'inversion. On obtient alors de
longs fragments d'ADN que l'on appelle "ADN viral". Il s'agit en fait
de fragments, sans rapport les uns avec les autres, de cellules d'ARN exprimés
(expressed), transcodés en ADN et reliés les uns aux autres par un procédé
du nom de "template switching" (une des caractéristiques bien connues
de la transcriptase d' inversion).(25)
Le chercheur moyen ne manqua pas de
croire à tort qu'il avait vraiment fabriqué de l'ADN viral. On dit que cet ADN
linéaire est la forme libre ou non intégrée du VIH, et même que c'est là
une des singularités du VIH, parce qu'une telle quantité d'ADN linéaire libre
n'a jamais été détectée dans aucun autre modèle de rétrovirus.
2
- par
un processus de sélection
A ce stade, ces fragments d'ADN sont par ailleurs
plus courts ou plus longs que la norme "exacte" du VIH. Il faut donc sélectionner
des fragments de la taille "exacte", sans quoi cette préparation censée
être d'ADN spécifique n'est qu'un magma de fragments de tailles différentes ;
ce qui transgresse une des lois fondamentales de la virologie, à savoir que
tous les acides nucléiques d'un même virus doivent être de dimensions
identiques.
3
- par un processus de détection
Ces fragments d'ADN
artificiellement sélectionnés pour présenter des dimensions identiques, ne
sont pas encore conformes. Il s'agit, à ce stade de l'opération, d'une mixture
de toutes sortes de fragments d'ARN transcodés en ADN et qui ne présentent pas
un ADN viral de modèle unique spécifique. Il faut alors avoir recours à un
procédé de détection (qui évoque une serrure à combinaison), procédé que
l'on appelle "hybridation"(hybridisation). Procédé au cours duquel
des fragments d'ADN sont détectés par une espèce de sonde (probe) qui les
collecte grâce à sa forme présélectionnée en fonction de la forme du
morceau d'ADN que l'on désire trouver.
4
- en choisissant une sonde sur mesure
Puisqu'il
n'existe aucun ADN provenant réellement du VIH avec lequel il serait possible
de procéder à l'hybridation de la mixture d'ADN, Mrs Montagnier et Gallo
utilisent simplement des séquences (stretches) de l'ADN qu'ils ont prétendu être
spécifiques au VLTH-I (un rétrovirus dont Mr Gallo avait auparavant prétendu
avoir découvert l'existence) et qui leur a paru convenir pour cette
hybridation. L'ADN ainsi détecté fut dupliqué ; certaines séquences (stretches)
en furent clonées et déclarées être de l'ADN de VLTH-I (baptisé plus tard
VIH). Pour résumer : le but de cet exercice est la culture du VIH ; mais le résultat
réel est une mixture de fragments de différentes longueurs d'ADN (ce qui va à
l'encontre de la loi virologique des dimensions identiques), et n'est en aucun
cas une culture de virus. On nous soutient ensuite que l'ADN "exact" a
été préparé en isolant certains fragments de cette mixture hétérogène par
un processus d'hybridation à l'aide d'une sonde (probe) d'ADN VLTH-I dont la séquence
est connue et définie comme étant semblable à celle du VIH. Il n'en reste pas
moins que dans une préparation véritablement correcte, on ne devrait trouver
aucun fragment non hybridant d'ADN. Donc, le fait que l'on trouve ces fragments,
prouve que c'est un véritable pot-pourri de fragments d'ADN sans aucune
indication de l'origine des différents composants de la mixture.
Il
s'ensuit que l'ADN du "VIH" n'est qu'une fabrication de laboratoire
selon des directives préconçues sur ce que "doit" être l'ADN d'un
virus. Et personne ne semble se soucier du fait que le virus même ne puisse pas
être reproduit, sans quelques conditions expérimentales que ce soient.
>
L'ADN
du VIH cloné par Montagnier et Gallo
On
ne peut manquer de s'étonner que personne n'ait depuis longtemps songé à repérer
la faille dans les techniques employées par les équipes de Mrs Montagnier et
Gallo. Après avoir assumé que quelques fragments d'ADN sont spécifiques du
VIH, chaque chercheur a travaillé avec seulement quelques séquences clonées
très courtes (jamais sur des fragments entiers), en assumant logiquement que
les caractéristiques originales avaient été convenablement reproduites. Si on
se souvient du processus d'identification et d'isolation que nous venons de décrire,
il s'ensuit qu'en réalité chacune des séquences proposées à l'étude diffère
des autres, ce que chaque chercheur n'a pas manqué d'interpréter à tort comme
une preuve de la légendaire capacité de mutation de la part du VIH. Une
simulation d'arbre phylogénétique a alors été mise au point sur ordinateur
et n'a pas manqué de prouver exactement ce que son concepteur cherchait à établir.
>
Un
peu d'histoire
Chapitre
I
Une
des causes de ce lamentable état de choses tient peut-être au fait que le
VLTH-III fut présenté au monde, lors de la fameuse conférence de presse du 23
avril 1984 comme étant LA cause du SIDA (un brevet commercial d'un test de détection
fut enregistré le même jour !). Il est pourtant de coutume dans une véritable
procédure scientifique de soumettre à l'examen de ses pairs des preuves de ce
que l'on affirme avant toute divulgation publique. Cette hâte malsaine peut être
expliquée par les circonstances historiques : un désaccord opposait le
National Cancer Institute et le Center for Diseases Control (CDC) qui était à
l'époque en faveur de la thèse française sur le virus. Le CDC avait comme par
hasard fait connaître sa position la veille même de la conférence de presse,
dans un grand article à la une du New York Times : la direction du CDC y
affirmait que le virus identifié par les Français était la cause du SIDA.
Chapitre
II
Même
dans ces conditions, on ne peut s'empêcher d'admirer l'audace de Mr Gallo : en
1975, il avait affirmé avoir découvert le premier rétrovirus humain (LH23) en
utilisant les mêmes techniques. On découvrit plus tard que ce LH23 n'était
rien d'autre qu'un assemblage de trois ADN différents provenant de trois
sources de contamination différentes. De nos jours, même un étudiant de première
année sait qu'en incorporant de l'ADN à une culture de cellules, une partie de
cet ADN s'incorpore aux cellules sans qu'aucun virus ne soit en cause.
Que
détecte en réalité le test de dépistage du SIDA ? Puisque que le
"VIH" est un artefact de laboratoire, nous devons en déduire que,
lorsqu'il ne s'agit pas tout simplement d'une réaction avec d'autres anticorps,
le test de dépistage du "SIDA" détecte des anticorps aux protéines
produites par le processus du test lui-même. Ces protéines doivent être
d'origine humaine car les cellules originellement utilisées proviennent de
personnes atteintes de leucémie. Un contact immunologique avec ces cellules
entraîne logiquement un test positif. Comme, cependant, une réaction positive
recouvre, en fait, d'autres facteurs sans relation, comme des rhumatismes ou des
bains de soleil, aucune spécificité ne peut être attribuée à ce test. En
outre, la relation communément admise entre une réaction positive à des
anticorps et une maladie donnée demande encore à être confirmée par une réévaluation
critique des données sur ce sujet.
Par
conséquent, les préservatifs ne peuvent que protéger contre les maladies vénériennes
(ou servir de contraceptifs). Pire même, ils bercent l'utilisateur par une
fausse sensation de sécurité en ignorant les dangers réels auxquels il peut
s'exposer. La recherche sur le SIDA doit changer d'orientation La recherche sur
le SIDA en est donc à la case départ et non pas à l'étape des découvertes
fondamentales comme on l'aura suggéré. Depuis 1993, les grands ténors du départ
se mettent sur la touche en suggérant habilement que le virus a tellement muté
qu'il n'est même plus détectable. Le SIDA doit donc être expliqué "en
l'absence de virus entier disponible". En plus des aberrations des tests,
d'autres erreurs comme le comptage des cellules T contribuent à aggraver la
situation. En fait, c'est le concept entier du SIDA qui doit être repensé, redéfini.
On doit, par exemple, reconnaître qu'il est totalement inutile de rebaptiser
SIDA toute une collection de maladies anciennes et bien connues, sous le prétexte
que le patient est positif au test anti-corps ou génétique (PCR).
En
éliminant l'hypothèse de l'existence d'un virus VIH, on comprend pourquoi les
projections épidémiologiques qui promettent, depuis des années, une pandémie,
ont été tant démenties par les faits. En 1986, on présentait l'Afrique comme
un terrible avertissement : voilà ce qui attendait le monde occidental. En
Afrique, on diagnostique le SIDA sans test VIH à la seule présence d'une
combinaison de signes cliniques, fièvres chroniques, toux, diarrhées et pertes
de poids. Tous ces symptômes ne sont que ceux de la plus commune des maladies :
la pauvreté. Il ne serait certes pas étonnant qu'une définition totalement
différente produise un résultat différent. Enfin, l'effet que l'annonce d'un
test positif produit sur l'état de santé mental et physique d'un patient doit
être pris en considération et faire l'objet d'une évaluation afin de ne plus
effrayer sans raison des personnes désinformées ne sachant ce que sont la séropositivité
et le SIDA.
>
Médicaments
anti-viraux
De
plus, il faut immédiatement cesser d'employer l'AZT et les autres
"anti-viraux", censés empêcher la multiplication du VIH. En effet,
ces substances détruisent sans distinction toutes les cellules et finissent par
détruire entièrement le corps. A noter un fait angoissant : l'AZT et les
autres produits du même genre attaquent préférentiellement les cellules à
division rapide, c'est-à-dire les cellules intestinales (provoquant des diarrhées
et une mauvaise absorption de la nourriture) et (triste ironie) les cellules de
la moelle épinière, principal site de production des cellules du système
immunitaire.
>
Ceux
qui ont besoin de savoir
La
tâche la plus délicate et la plus importante est de convaincre les séropositifs
que le résultat du test VIH n'est pas une condamnation à mort. Il nous faut
leur apporter tout le réconfort possible, apaiser leur anxiété et les aider
à comprendre qu'avec le traitement approprié à la maladie qu'ils déclarent
effectivement, chacun peut conserver ou retrouver sa santé. Le grand nombre de
séropositifs, dont la condition ne peut être expliquée par la théorie
officielle du SIDA, tout autant que le phénomène de séro-conversion (retour
à la séronégativité) en est la preuve éloquente. Les chercheurs et les
autorités médicales ont le devoir de débattre ouvertement et humainement de
la relation "VIH/SIDA" et de reconnaître que c'est une erreur de
penser qu'un déficit immunitaire puisse être causé par un agent infectieux.
>
Le
futur
Afin
de vivre une vie réellement épanouie, nous devons en premier lieu retrouver
puis conserver une gestion autonome de notre corps et de notre santé, en les
arrachant des mains des experts autoproclamés qui nous en ont dépossédés. Si
nous refusons de tirer la leçon de l'affaire du SIDA et des dérives dans la
recherche et les politiques de santé qu'il a occasionnées, le pire est encore
à venir, et dans un futur trop proche.
Le
programme génétique mis en route dès les années 1860 et un déterminisme génétique
primaire sont déjà des faits accomplis. La soi-disant disponibilité des séquences
génétiques et les prétentions à les manipuler facilement font perdre la tête
à certains scientifiques, qui, aveuglés par leurs ambitions, modèlent la vérité
comme ils la désirent . Tous les modèles génétiques et les technologies qui
en découlent, comme les thérapies géniques, sont fondés sur des modèles
statiques unidimensionnels qui constituent une grossière, primaire et outrancière
simplification. Il faut se souvenir que le père de la génétique moderne,
Gregor Mendel, n'est parvenu à créer un modèle qu'en censurant ses propres résultats.
Remerciements
: cet article est dédié à Ivan Illich et Thomas McKeown : si leurs écrits
avaient été pris plus au sérieux, la grande panique du SIDA et bien d'autres
perversions auraient été épargnées au monde. Je veux également remercier
Volker Gildemeister (Meditel, Londres) pour sa traduction et ses critiques
constructives et bien sûr, ma famille, Hans-Walter Wiegand et bien d'autres
amis, trop nombreux pour que je les cite tous, pour leur soutien collectif.
Stefan Lanka 1995. Traduction: Françoise Louis pour Mark Griffiths
--> Article
suivant: SIDA
: Le doute par Djamel
Tahi <--
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