:// Marie Laforêt chez Thierry Ardisson
Transcription de l'émission "Tout le Monde en Parle", diffusée sur France 2 le 9 février 2002. Marie Laforêt alias Me de Lavandeyra est invitée. Joey Starr est également sur le plateau.

Thierry Ardisson: Ce soir, je ne vous appellerai pas Marie Laforêt, vous n’êtes pas en promotion pour quoi que ce soit. Vous êtes ici pour vous exprimer. Merci d’avoir choisi « Tout le Monde en Parle ».
Marie Laforêt : Je voulais dire à ce sujet, Thierry […], si ça n’avait pas été vous, je ne serais pas là.

TA : Merci. Il y a quinze jours, sur ce plateau, Antoine Schuller, le fils de Didier Schuller, en compagnie du journaliste Jean-Paul Guillaume, est venu témoigner, et ça a servi à quelque chose puisque depuis, Didier Schuller est rentré en France et il a été incarcéré, suite à la dénonciation de son fils.

Joey Starr : De l’actualité, de la vraie, putain !

Marie LaforêtTA : De la vraie. La presse a dit, en parlant de la dénonciation d’Antoine, qu’il a été manipulé par Jospin, par les socialistes, pour faire du tort à Chirac. On a dit aussi qu’il était manipulé par vous. Alors, si c’est Jospin qui manipule, on comprend, effectivement, et si c’est vous, on va essayer de comprendre pourquoi vous l’auriez manipulé..
ML : Personne ne peut manipuler Antoine Schuller, malheureusement d’ailleurs, mais personne ne peut le manipuler.

TA : On va reprendre les choses au début, pour que tout le monde comprenne bien. Vous avez été mariée avec un ami de Didier Schuller, qui s’appelle Eric de Lavandeyra, qui est un français, agent de change, qui vit en suisse. Lui, il avait été marié en première noces avec Catherine Hennessy, qui est l’héritière des cognacs Hennessy. Ils ont eu un enfant…
ML : Deux

TA : …dont un qui s’appelle Diego de Lavandeyra, qui était ami avec Antoine Schuller, comme les deux papas étaient amis. On va commencer par ça, parce qu’on en a beaucoup parlé dans la presse… votre mariage avec Eric de Lavandeyra ne s’est pas bien passé…
ML : Très bien passé. Il s’est extrêmement bien passé. J’ai eu la chance de tomber sur un homme courtois, intelligent, cultivé, gentil, et pendant treize ans, je dois le dire, j’ai vécu un mariage extrêmement heureux jusqu’au dernier mois de notre mariage, qui a été très traumatisant, extrêmement bouleversant et où je n’ai strictement rien compris à ce qui se passait. Vous pouvez continuer…

TA : Je continue, parce c’est vrai que ça ne s’était pas très bien passé avec Catherine Hennessy
ML : Comme pour moi, ça s’était extrêmement bien passé pour elle

TA : … au début
ML : Elle a eu deux enfants avec M. de Lavandeyra. Elle a été, je crois, extrêmement heureuse pendant sept ans, et brusquement les choses ont dérapé pour elle : elle a eu un accident sur lequel elle avait des gros doutes – c’est un accident de moto pour elle, çe serait un accident de voiture pour moi. A partir de ce moment là, ses amis commencent à changer à son égard : son mari la dit alcoolique, droguée, dépressive, dans une secte et dieu sait quoi, et il va tenter de la mettre par la fenêtre. Ce qui fait que Catherine Hennessy partira, avec son sac à main, laissait ses deux enfants derrière elle. Je suis alors persuadée moi-même, puisque je n’ai aucune raison de douter de ce que me dit mon mari, qu’effectivement Catherine Hennessy est une folle furieuse. Donc, je vais élever Diego et Isabelle comme mes propres enfants, en même temps que mes propres enfants, dans une ambiance extrêmement joyeuse et agréable.

TA : Alors, votre mari a eu un comportement effectivement un petit peu bizarre avec vous : il dormait avec un couteau à cran d’arrêt sur la table de nuit. C’est vrai ?
ML : Non, il ne dormait pas : il me montrait le couteau à cran d’arrêt

Thierry ArdissonTA : C’est vrai qu’il vous prenait le pouls pendant la nuit pour savoir si vous étiez toujours vivante ?
ML : Ca, c’est une version extrêmement expurgée des faits tels qu’ils se sont passés. Comme s’en souviendra peut-être Nathalie Charron*, puisque je faisais une couverture pour "Votre beauté", j’ai reçu malheureusement un portant de décor sur la figure, qui fait à peu près soixante-dix kilos en acier. Donc : hôpital, scanner… On termine tant bien que mal l’interview, les photos comme on peut, de travers, avec un chapeau sur la tête. Nous rentrons à Genève, et là, je commence à me sentir mal : vertiges, nausées… je vais à nouveau faire un scanner et on demande à mon mari de ne pas me quitter, parce que je dors vingt heures par jour, de ne pas me quitter parce que je risque de tomber dans le coma. Et il va se passer quelque chose de très extraordinaire : de sept heures du matin à une heure du matin, mon mari me laissera seule, sans manger, sans boire –il fait très chaud, nous sommes au mois d’août – et pendant deux jours d’affilée, ça se reproduit. Et le deuxième soir, je suis interrogative, et je mime quelqu’un qui ne bouge plus, pour voir ce qui va se passer. Mon mari arrive à côté du lit et, simplement, il pousse ma main. C’est ce que veut dire cette simple phrase. Vous en déduisez ce que vous voulez.

TA : Les freins de la voiture qui lâchent brusquement…
ML : …c’est très étonnant quand on a une voiture qui est une Range-Rover. Quand on est envoyé en mission au festival de Cannes et qu’on a pour mission apparemment de rencontrer M. Mouillot et de revenir avec une certaine somme d’argent, dont je parlerai uniquement devant les juges, mais je suis heureuse de pouvoir le dire à l’avance devant vous ce soir, comme je le ferai à chaque fois que j’irai voir un juge. Je l’ai fait et j’ai essayé de le faire très souvent  pendant huit ans. Aujourd’hui, j’ai pris la décision de parler d’abord à la presse avant de me présenter devant un juge, de façon à ce que l’opinion publique française soit au courant de ce qui se passe.

TA : Oui, ça vous protège, d’une certaine façon
ML : Me protéger ? Je vais vous dire très sincèrement : je pense que j’aurai une peau de banane, qui glissera sous un camion, lequel sera écrasé par un avion… que j’aurai une balle dans la tête, que je serai suicidée, que je serai « très déprimée »… mais quoi qu’il en soit, aujourd’hui, j’ai enfin la possibilité, après huit ans, de dire ce à quoi nous avons tous à faire face, tous ici, nous les Français : nous avons à faire face à une organisation extraordinairement dangereuse, et le gouvernement ne peut rien y faire.

TA : Alors, vous découvrez un jour que votre mari a pris une assurance-vie dont il est le bénéficiaire si vous décédez.. Vous découvrez aussi d’autres choses, mais on ne va peut-être pas tout étaler ici ?
ML : Si, je vous en prie, faites-le !

TA : Ben, qu’il a des relations homosexuelles avec un homme politique international très connu
ML : (beep)

TA : Vous finissez par découvrir que les affaires de votre mari ne sont pas très claires, en fait
ML : Je ne découvre rien du tout. J’ai tellement la trouille que je finis par demander à des gardes du corps de venir et en une heure je dis à mon mari : je suis désolée, je ne resterai pas dans la même pièce que toi, soit tu vas à l’hôtel, soit moi je vais à l’hôtel, mais c’est terminé, j’ai eu trop la trouille. Donc, nous nous séparons très abruptement. Il me laisse dans l’appartement, qu’il a mis à mon nom pour une raison que j’ignore, mais que les juges, j’espère, comprendront mieux que moi, et je découvre là ce qui était supposé être les archives de la charge Eric de Lavandeyra. Ce ne sont pas des archives, ce sont des papiers, et en partie…

TA :Donc, il laisse un ordinateur dans l’appartement
ML : Il laisse notre ordinateur dans un appartement qui est à mon nom. Notre ordinateur contient, effectivement, 95% de dossiers qui lui appartiennent, auxquels je ne comprends rien pendant quatre mois. Et au bout de quatre mois, je commence à découvrir la vérité, et c’est tout à fait et extraordinaire et abominable.

Marie LaforêtTA : On a dit qu’il refusait de vous verser une pension alimentaire et que tout ce que vous disiez, c’était justement pour le forcer à vous la verser
ML : Effectivement, j’ai demandé pendant cinq ans une demande d’annulation de mariage qui a été instruite. Cette demande d’annulation de mariage, dans la mesure où on annule le mariage, ne vous donne pas droit à une pension alimentaire. C’est donc prouver que ça n’était pas le but premier. Au jour d’aujourd’hui, il est bien évident que, comme n’importe quelle femme qui divorce, je demande une pension alimentaire. Mais, effectivement, il y a quelque chose de très spécial : je demande une pension alimentaire élevée, qui est de l’ordre de trente mille francs par mois, avec un mari qui annonce environ trois mille francs de salaire par mois. J’espère, avec cette demande, que le tribunal sera suffisamment dans l’interrogation pour se dire qu’il faut faire une enquête sur les revenus de M. de Lavandeyra. Et je tiens à dire au tribunal dès aujourd’hui que j’ai de quoi l’informer.

TA : Il faut dire qu’à l’automne dernier, quand Diego de Lavandeyra se brouille avec son ami Antoine Schuller...
ML : Il ne se brouille pas du tout. C’est son père et M. de Lavandeyra qui disent : « vous le foutez dehors immédiatement ». C’est tout à fait différent !

TA : D’accord. Et vous le recueillez, Antoine Schuller?
ML : Évidemment : il est en chaussettes sur le palier. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je l’ai connu tout petit, Antoine.

TA : Vous lui dites, à ce moment-là…
ML : Je ne dis rien du tout

TA : Vous ne lui dites pas la vérité sur les affaires de son père et de ..?
ML : Il s’en doute. Cela dit, moi je suis sur un dossier de divorce qui est en même temps, effectivement, une affaire d’Etat, et non pas une affaire de pension alimentaire comme on a bien voulu le dire. Et je lui montre mes dossiers, parce qu’il est beaucoup plus calé que moi dans l’ordinateur : moi, je suis vraiment une panique totale. Donc, lui commence à naviguer, et d’un coup, il a la révélation absolue qu’il y a, comme je le pense moi-même, qu’il y a une… appelons ça une organisation criminelle qui a, en ce moment, à sa disposition, à peu près deux cent cinquante fois le budget de la France.

TA : Ouais
ML : J’estime aujourd’hui, malheureusement, et j’ai pas eu envie à ce que ça me tombe la tête, et ça m’amuse pas et c’est pas mes oignons et c’est pas mes affaires, je suis dans une autre vie une artiste et je n’ai envie de m’occuper que de ça. Mais il n’empêche qu’aujourd’hui je me lève pour dire : faites attention, vous êtes aujourd’hui dans un extrême danger ! Alors évidemment, depuis huit ans, tout le monde dit que je suis une folle, une droguée, etc. comme Catherine Hennessy et, effectivement, ça a été très difficile. Aujourd’hui, j’ai la chance – merci Didier Schuller – de pouvoir faire entendre ce que j’ai à dire. C’est pas pour moi, encore une fois, que je le dis. C’est vraiment pour vous.

TA : Justement, on va voir maintenant un peu tout ce qui vous est reproché. On vous reproche de fréquenter, Antoine Schuller et vous, un personnage un peu étrange, un peu ambigu qui s’appelle Christian Cotten, qui s’est joint à vous. Lui dit qu’il est psychosociologue. On le dit proche du mouvement sectaire, on le dit proche de l’extrême droite, et Didier Schuller parle de "secte fasciste européenne" en ce qui le concerne. Qui est ce Christian Cotten et comment avez-vous été en contact avec lui ?
ML : Antoine, qui était toujours sur l’ordinateur, était en train de naviguer sur Internet, ce que je ne sais pas faire, et trouve un monsieur qui a l’air de s’occuper très fort de l’organisation du Temple Solaire, je ne sais pas si on dit organisation…

TA : Ordre du Temple Solaire, OTS
ML : Ordre du Temple Solaire. Or, il se trouve que, malheureusement, je suis en mesure de donner des informations, puisque j’ai moi-même… mon mari a essayé de m’entraîner dans cette secte. Donc, j’avais deux ou trois détails, et je me suis dit que dans le fond, ce pauvre monsieur qui a l’air de chercher des choses… j’ai convoqué Monsieur Cotten chez moi à Paris, je lui ai
Marie Laforêt et Joey Starr donné les informations qui étaient à ma disposition puisque c’est mon témoignage et que je peux le prouver. Je lui ai donné ça, merci et au revoir. J’ai dit à Antoine, quand nous sommes rentrés tous les deux à Genève : on arrête là, c’est pas la peine d’essayer avec les Français. Nous avions déjà envoyé un dossier à la CIA et au FBI… Ca a l’air fou, ce que je dis, hein ? Ca a l’air vraiment fou !

JS : Tout à fait, oui.

TA : Alors, on veut soit vous faire taire…
ML : On veut me faire taire. Et comment donc, on veut me faire taire !

TA : … soit vous faire passer pour cinglée
ML : Avec ce que je raconte… sincèrement, on me raconterait une histoire comme ça… je suis la première à dire : mais attends, la fille, elle est piquée. Elle est… la vieille chanteuse, comme on dit dans je sais pas quoi… elle est malade, elle est en train de raconter n’importe quoi… sauf que quand même, quoi qu’il en soit, j’ai une masse de dossiers, qui ne sont pas écrits par moi, c’est bien évident. En l’espace de trois jours…

JS : Y’a Internet, aujourd’hui…

ML : Une seconde. Je voudrais faire parvenir, s’il reste des juges en France – on me dit que Vichnievsky est en train de donner sa démission, on me dit qu’Eva Joly donne sa démission, on a vu que M. Alphen a donné sa démission… Mais, dites-moi, à qui on va parler, nous ?

JS : A moi

TA : Parlez à la télé, je crois que c’est ce qu’il y a de plus sûr
ML : C’est exactement ce que je fais

TA : Antoine Schuller dit, lui aussi, qu’il a reçu beaucoup de menaces. Des coups de fil du genre : faudrait faire attention à ne pas traverser en dehors de clous
ML : Oui

TA : On voit que c’est dangereux, parce que lui a dit ça, et son père, Didier Schuller, a déclaré : « si je me suicide, faudra pas y croire », il a déclaré ça avant de partir de Saint-Domingue. On voit bien, quand même, qu’on est dans un problème mafieux, c’est évident.
ML : Non. Pour l’instant, lui, il est dans un problème politique. Il est évident que ce qui s’est passé au RPR à ce moment là, je n’en sais rien, c’est pas mon problème. Je ne connais pas Didier Schuller et j’en ai rien à secouer. S’il donne Chirac ou Pasqua, c’est son problème.

TA : Antoine Schuller dit que son père va parler du financement du RPR, mais qu’en fait il ne parlera jamais des réseaux supérieurs qui contrôlent tout ça. Vous, vous n’en parlez pas beaucoup, mais vous commencez à citer des noms : vous citez le nom de Lavandeyra, on vient d’en parler. Vous citez le nom de Gobbi* et le nom de Mimran

JS : Ouais, mais on veut des français, nous !
ML : Et alors, c’est pas des français ? Bien sûr, ce sont des français! Je voudrais en rajouter deux : Tchoubaïs

JS : C’est français, ça aussi ?
ML : Non, ça c’est russe. Et Morishita c’est japonais. Je tiens à dire aussi que bien heureusement, et d’une manière que je n’attendais pas du tout, depuis deux jours à Genève, j’ai vu au moins quatre hommes d’affaires, extrêmement sérieux, extrêmement importants, qui m’ont amené environ vingt-cinq kilos de dossiers. Je ne suis pas seule. Il y a derrière moi et autour de moi en ce moment des gens qui, spontanément, vont venir dire de quoi ils ont été les témoins. Expliquer l’affaire Elf, expliquer l’affaire de l’OTS.

JS : C’est pas mal, ça. J’adore
ML : C’est hallucinant, cette histoire. C’est fou ! C’est fou ! Même moi, je…

JS : En fait, au travers de ça, on a tout un méandre de choses autour
ML : Bien sûr.

JS : C’est beau ! Que demande le peuple ?
ML : Cela dit, je prends un risque énorme en venir dire tout ça ici. Ca ne m’amuse pas. Je n’ai rien à vendre.

TA : Que des emmerdes et des coups à prendre, on est d’accord.
ML : Je monte au créneau et je le ferai incessamment. Ils ont vraiment fait n’importe quoi avec mes enfants. Et ça, je ne le supporte pas.

JS : C’est la raison de base ?
ML : C’est la raison de base. Tous les cinq… non, quatre.

TA : C’est à dire que Diego de Lavandeyra a été malade. Il a eu un cancer du poumon.
ML : Deux cancers. Voilà un enfant qu’on soigne…

JS : Quel âge il a cet enfant ?
ML : Vingt-sept ans. Voilà un enfant qu’on soigne en lui faisant des piqûres d’hormones mâles et auquel on donne une somme de quatre cent mille francs par mois pour avoir accès à toutes les drogues dont il a envie. Quand on l’envoie dans un centre ici à Paris, il tombe sur un psychiatre qui lui dit : « t’en fais pas coco, je suis franc-maçon, tu peux tout me dire ». Il sait très bien qu’il est dans les mains de son père. Comment voulez-vous que cet enfant puisse venir à la surface ? Puisse exprimer ce qu’il a à dire ? Puisse sortir de la drogue et du désarroi dans lequel il est ? Il n’a pas le droit de me parler.

TA : Alors que vous l’avez élevé
ML : Je l’ai élevé. Depuis 1994, il n’a pas le droit de me parler. Quand il me parle, il y a la révolution et Didier Schuller rentre à Paris. Vous le croyez, ça ?

JS : Moi, mon problème, c’est que… c’est louable, hein, mais j’ai du mal à avoir de la peine pour cet homme là parce que je connais un Azouz, il habite pas loin, il est à l’hôpital, lui aussi il a envie de se droguer et…
ML : T’as pas de la peine, parce qu’il a quatre cent mille balles par mois. Moi non plus, c’est pas ça qui me fait pleurer, on est bien d’accord. Cela dit, son problème reste le même.

Joey StarrJS : Est-ce qu’on se rappelle quand même qu’il y a que 15% de la population mondiale qui a un toit, déjà ?
ML : C’est exactement pour ceux-là que je me bats. Si t’as pas compris que c’est pour ceux là que je me bats…C’est pour ceux-là que j’essaye de faire péter cette saloperie de mafia de merde ! C’est pour eux que je me bats. Je ne veux pas qu’on ait la révolution, je veux simplement avertir les gens, leur dire : vous voyez bien qu’il se passe des choses bizarres…

JS : Moi, je veux bien qu’on ait la révolution
ML : … y’a des gens qui font un procès, et ça mène à rien. Et puis c’est repoussé. Et puis l’OTS on n’en parle plus. Ce sont des gens qui se suicident avec neuf balles dans le corps. Mais on nous prend pour des cons ! Levez-vous, nom d’un chien ! Levez-vous et venez dire : arrêtez de nous prendre pour des cons. C’est pas vrai. Il se passe quelque chose. J’ai pas envie d’être là. Ca me fait chier. Mais je suis obligée de le faire. Tu comprends mieux ?

JS : Ou ais. Je peux rajouter un truc personnel ? Bordel de merde, c’était Marie Laforêt, quand même ! Voilà. Parce qu’y a un truc qu’on entend, qui m’a quand même marqué, qui a marqué tous les Français je pense : c’est ces juges qui démissionnent parce qu’y sont à bout.
ML : Ils sont à bout. Ils en peuvent plus !

JS : Moi, quand je vais voir les juges, ils sont pas à bout, hein.

*Les noms portant une astérisque ont été
phonétiquement transcrits: orthographe sous réserve
.

 

Lire aussi l'interview d'Antoine Schuller, deux semaines plus tôt...
transcription subversiv.com - avec l'aimable autorisation de notre bonne conscience.


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