://
Les Juifs n'ont pris la
terre de personne
Par
Joseph Farah, WorldNet Daily, novembre 2002
En
tant que critique arabe-américain de Yasser Arafat et des
objectifs-bidon "palestiniens" le plus visible, je reçois
beaucoup de courrier haineux et plus que ma part de menaces de mort.
La plupart de ces attaques – au moins celles qui se donnent la peine
d’aller au-delà des insultes et de l'obscénité – disent
seulement que je ne comprends pas ces pauvres Arabes qui ont été
déplacés, chassés de leurs maisons et transformés en réfugiés
par les Israéliens, ni n'ai de compassion pour eux.
Permettez-moi
d'affirmer clairement et simplement ceci: les Juifs en Israël n'ont
pris la terre de personne.
Quand
Mark Twain visita la Terre Sainte au XIXe siècle, il fut très
déçu. Il ne vit pratiquement personne. Il la décrivit comme une
vaste terre de désolation. Le pays que nous connaissons aujourd'hui
sous le nom d'Israël était pratiquement désert [1]. Au début du
XXe siècle cela commença à changer. Des Juifs venus du monde entier
se mirent à revenir dans leur patrie ancestrale, la Terre Promise que
Moïse et Josué avaient conquise, des millénaires auparavant, ainsi
que le croient Chrétiens et Juifs, sous les ordres directs de Dieu.
Cela ne veut pas dire qu'il n’y ait pas toujours eu une forte
présence juive sur cette terre, en particulier dans et autour de
Jérusalem. En 1854, selon le compte-rendu publié dans le New York
Tribune, les Juifs représentaient les deux tiers de la population de
cette ville sainte. Quelle est la source de cette statistique ? Un
journaliste, envoyé spécial au Moyen-Orient pour le Tribune. Il
s'appelait Karl Marx, oui ce Karl Marx là.
Un
guide de la Palestine et de la Syrie, publié en 1906 par Karl
Baedeker, illustre ce fait : alors même que l'Empire Ottoman musulman
régnait sur la région, la population musulmane de Jérusalem était
minime. Ce livre estime la population totale de la ville à 60.000
habitants, dont 7.000 Musulmans, 13.000 Chrétiens et 40.000 Juifs.
"Le nombre de Juifs s'est considérablement accru durant les
dernières décennies, malgré l'interdiction d'immigrer ou de
posséder des terres qui leur est faite", déclare ce livre.
Bien que les Juifs y soient persécutés, ils venaient quand même à
Jérusalem et y représentaient la vaste majorité de la population,
déjà en 1906. Et bien que les Musulmans proclament aujourd'hui
Jérusalem comme la troisième ville sainte de l'Islam, quand la ville
était sous régime musulman, ils ne lui manifestaient que très peu
d'intérêt.
Lorsque
les Juifs vinrent, drainant les marécages et faisant fleurir les
déserts, un phénomène intéressant se produisit. Les Arabes
suivirent. Je ne les en blâme point. Ils avaient de bonnes raisons de
venir. Ils y trouvaient des emplois. Ils venaient pour la
prospérité. Ils venaient pour la liberté. Et ils vinrent nombreux.
Winston
Churchill observa en 1939: "Ainsi, loin d'y être
persécutés, les Arabes sont arrivés en masse dans ce pays, s'y sont
multipliés jusqu'à ce que leur population augmente même plus que
les communautés juives de par le monde n'avaient pu mobiliser de
Juifs." Puis arriva 1948 et la grande partition. Les Nations
Unies proposèrent la création de deux Etats dans la région, l'un
juif, l'autre arabe. Les Juifs l'acceptèrent avec gratitude. Les
Arabes la rejetèrent férocement et déclarèrent la guerre.
Les
leaders arabes demandèrent aux Arabes de quitter la zone pour ne pas
être pris dans les échanges de tirs. Ils pourraient revenir dans
leurs maisons, leur dit-on, après qu'Israël soit écrasé et les
Juifs détruits. Le résultat ne fut pas celui qu'ils escomptaient.
Selon les estimations les plus courantes, plusieurs centaines de
milliers d'Arabes furent déplacés du fait de cette guerre, mais non
par une agression israélienne, non par un accaparement des
propriétés foncières par les Juifs, non par un expansionnisme
israélien. En réalité, il existe de nombreux documents historiques
montrant que les Juifs ont instamment demandé aux Arabes de rester et
de vivre avec eux en paix. Mais, tragiquement, ces derniers choisirent
de partir.
54
ans plus tard, les enfants et petits-enfants de ces réfugiés vivent
encore beaucoup trop souvent dans des camps de réfugiés, et ce non
du fait de l’intransigeance israélienne, mais parce qu'ils ont
été abusivement utilisés comme outil politique par les puissances
arabes. Ces pauvres malheureux auraient pu être installés en une
semaine par les riches Etats arabes pétroliers, qui contrôlent 99,9%
de la totalité des territoires du Moyen-Orient, mais ils sont gardés
comme de véritables prisonniers, remplis de haine envers la mauvaise
cible, les Juifs, et utilisés comme armes en tant que martyrs-suicide
par les détenteurs arabes du pouvoir.
Telle
est la véritable histoire moderne du conflit arabo-israélien. Jamais
les Juifs n'ont arraché les familles arabes de leurs foyers. Quand la
terre avait un détenteur, ils en achetaient les titres de propriété
largement excessifs, pour pouvoir avoir un lieu où vivre à l’abri
des persécutions qu’ils avaient subies partout dans le monde.
Dire
que les Israéliens ont déplacé qui que ce soit est un énorme et
flagrant mensonge dans d'une longue série de mensonges et de mythes
qui ont amené le monde au point où il est prêt à commettre, encore
une fois, une autre grande injustice envers les Juifs.
Joseph
Farah
---------------------------
[1]
"La terre d'Israël (baptisée 'Palestina'
par l'Empire romain et rebaptisée 'Palestine' par ses descendants
anglo-saxons) était quasiment vide et désolée avant les grands
mouvements migratoires de la fin du XIXe siècle, comme en
témoignèrent tous les archéologues et écrivains qui la visitèrent
à l'époque. Thomas Shaw, Constantin Volney, Alexander Keith, J.S.
Buckingham, Alphonse de Lamartine, Mark Twain et Arthur Stanley
s'accordent tous sur le fait que la 'Palestine' était un désert
parsemé de rares bourgades". (Limor Livnat, ministre
israélienne de l'éducation nationale, "Israël : ma part de
vérité", Le Monde, 21 décembre 2001.
[2]
"Jérusalem est un charnier entouré de
murailles. Tout y pourrit, les chiens morts dans les rues, les
religions dans les églises. Il y a quantité de merdes et de ruines.
Le juif polonais avec son bonnet de renard glisse en silence le long
des murs délabrés, à l’ombre desquels le soldat turc engourdi
roule, tout en fumant, son chapelet musulman…"
Gustave Flaubert, Correspondance
texte
reproduit avec l'aimable autorisation de notre bonne conscience
>>
du même auteur: "Mythes
du Moyen-Orient" <<
>> qu'est-ce qu'on peut lire après ça ? "Nous
sommes submergés de honte" par
Abd El-Rahman Al-Rachid <<
|