:// Pour une nouvelle alliance transatlantique
par Valentina Pauli1 et Patrick Vaneck2
septembre 2003, pour Opération Phénix

Phase 2b / France et Europe en double rapport de polarité

Nous devons prendre la mesure de cette "nouvelle", qu'aucun journaliste encore, comme c'est bizarre, n'a cru bon de colporter à la population qu'il est chargé pourtant - comme on dit - d'informer : la disparition de la fiction de l'État-Nation Républicain ouvre sur le cauchemar d'un réel asservi au monde de la Matrice, c'est à dire celui du nihilisme planétaire, celui du désert, il ouvre sur la mise en esclavage globale, il ferme l'âge du Léviathan, et ouvre celui de la Bête.

Mais sommes-nous donc stupides ! Comment imaginer un journaliste laïc et républicain en mesure de comprendre la moindre exégèse biblique ?

Si l'Islam est en effet Universel, et programmé pour tout aplanir dans sa matrice déserticole et d'une façon bien plus radicale que n'importe quel fantasme de capitalisme corporatif-totalitaire tiré des élucubrations géopolitiques d'un Ignacio Ramonet , il se trouve face à un monde morcelé, fragmentaire, divisé, en un mot complexifié par l'ensemble des processus historiques que ce monde a mis en route, et entre autres choses essentielles, la diffusion interne des poisons nihilistes qui préparent le terrain depuis un bon siècle à la contamination finale de l'Hérésie des Hérésies.

Aussi chaque interaction conflictuelle ou non entre l'Islam et une culture singulière, sur un territoire particulier, fait-elle intervenir des moments de différence, des divergences de perception et de réaction très marquées. Ainsi, entre l'Amérique et la France, voire l'Europe, pour tout ce qui concerne les crimes de masse du onze septembre, ou la Guerre en Irak, comme Robert Kagan l'a démontré dans son ouvrage.

La compréhension de ces différences de potentiels, d'un territoire culturel à l'autre, est extrêmement importante car, nous le redisons, c'est par ce type de failles que se propage la contagion islamiste, c'est à la disjonction de nos cultures que le poison s'infiltre.

En première analyse, sil apparaît bien que la guerre en cours a lieu entre l'Occident et l'Islam, et plus précisément entre l'Amérique libre et les despotes islamistes, nous devons tout de suite cadrer la place, et la structure précise que prennent l'Europe, et la France, dans ce processus qui signe pour de bon la "fin de l'histoire".

Car à l'exception sans doute de l'Europe orientale, et encore : la plaque des Balkans est loin d'être stabilisée, il est impossible de considérer le Vieux Continent, une fois de plus, comme autre chose que le énième champ de bataille pour la domination du monde. Le énième, et cette fois le Dernier d'entre tous.

C'est en Europe en effet que le terme "ligne de front" peut à la rigueur s'appliquer, c'est en Europe surtout que TOUTES les fractures résultantes de la tension militaro-planétaire s'actualisent, et c'est en France, bien sûr, qu'elles se condensent.

C'est dans l'EUROFRANCE, ce territoire symbolique, à la fois imaginaire et réel, que se cristallise le conflit entre les sentinelles de la Religion du Livre, et sa double Alliance, et la Division du Jihâd Islamique, le nihilisme pan-historique qui subsume et subjugue tous les nihilismes.

 

Il n'y a rien que l'Europe puisse faire sans la France, et il n'y a rien que la France puisse faire sans l'Europe. Cette vérité, en forme de lapalissade, n'est en fait qu'une assise pour une démonstration légèrement plus avancée : l'une et l'autre sont reliées entre elles par l'impossibilité réciproque de se faire, l'une et l'autre au travers de l'une et de l'autre.

Leurs impossibilités ne sont pas simplement juxtaposées, ou superposées, mais inextricablement imbriquées par un siècle au moins de décomposition historique, chaque impossibilité française renvoie à l'incompétence bruxelloise qui peut en être la cause, la conséquence, voire les deux, lorsque le feed-back, comme aujourd'hui, est si absolu que la chronologie exacte des inter-relations est impossible à retracer, et n'offre à vrai dire que fort peu d'intérêt, telle l'histoire de l'oeuf et la poule.

Ainsi le projet politique gaulliste de 1969 : une France fédérative avec un capitalisme participatif, fut-il sabordé à la fois par la coalition socialo-communiste, par la droite dite "libérale" et "européenne", par les "gaullistes de gauche" et même par certains des amis politiques du Général (la trajectoire de Chirac est notable à cet égard).

Or ce projet était le seul qui pouvait faire de la France le moteur politique créatif d'une véritable Fédération Européenne, articulée sur des principes fondateurs qui seraient remontés à Charlemagne, sinon à Clovis, et qui aurait été en mesure de proposer un futur viable pour 450 millions d'Européens.

Ce fut déjà, à l'époque, la défaite, sans doute terminale, d'une certaine vision de l'Europe, donc de la France, qui ployait devant celle qui allait s'imposer, jusqu'au Traité de Maastricht et ses sinistres successeurs.

Mais à mesure que la France jetait son dernier vrai rêve à la poubelle, celui d'une France eurofédérative, pour celui, bien plus attrayant, du Mitterandisme, pour ne pas dire du Djack-Langisme, et désormais du Paris-plagisme, ce situationnisme institutionnel (bien fait pour lui, c'est la preuve que le situationnisme pouvait devenir une institution), cette nation n'offrait plus comme perspective à l'Europe, celle des Commissaires Politiques de Bruxelles, que l'autoroute du totalitarisme bureaucratique moderne.

Ainsi, parce qu'elle aura été incapable de se refondre, la France n'a pas permis à l'Europe de se fonder, mais, comme l'histoire est une physique dynamique, en retour, l'Europe ainsi "faite" s'est mis à défaire les nations qui la constituaient, et en premier lieu celle par qui toutes les chances d'une transformation future était encore imaginable : La France, justement.

 

C'est pour cela que tout se brouille lorsque l'on aborde le sujet des relations À VENIR entre la France et l'Europe.

Ces entités, déjà, n'existent plus, ou, à tout le moins, ne correspondent pas aux définitions pour elles jusqu'ici requises.

La France : Un état à la fois omnipotent et totalement impuissant.

Par exemple (ils sont myriades) :

Des consulats français qui, dans la trahison des lois françaises remontant à 15 siècles, obligent les hommes de nationalité française à se convertir à l'Islam lorsqu'ils épousent une musulmane. Une musulmane n'a en effet aucunement le droit de se marier avec un non-musulman, le contraire étant plus souplement légiféré par le Coran, ainsi lorsque Jean Dupont veut épouser Khedija, il doit demander aux autorités nationales du pays de Khedija un "certificat de coutume" qui "permettra" au consulat français de violer la Loi de la République, en octroyant à un pays étranger la possibilité de faire appliquer une loi étrangère (la Char'ia et ses diverses manifestations locales) à un ressortissant français, qui sera désormais menacé de MORT pour apostasie (en cas d'un d'un divorce, notamment, non reconnu d'ailleurs par la plupart des pays islamiques).

Cette pratique est, à ce que nous savons, en progression dans tous les pays d'Europe en voie d'islamisation, la Belgique en tête de liste, mais elle est désormais courante dans la République de la Chirak Oil company.

La France est en voie de Dhimmisation, nous n'avons malheureusement plus aucun doute à ce sujet. De la Non-Guerre en Irak au procès néo-stalinien qui s'est abattu sur les "terroristes" corses nous rappelons à ce titre que l'un des fameux "terroristes" qui n'AVAIT RIEN FAIT (reconnu par le tribunal) a quand même écopé de 15 ans de prison ! - inquisition merdique, conduite par des nazillons jacobinards en perdition, et dont l'unique fonction est de couvrir l'inaction totale de la France dans la guerre au totalitarisme islamique, disons le sans ambages : nous ne pouvons que constater avec effroi une dégringolade que rien n'est en mesure d'arrêter.

On pourrait certes espérer en l'Europe. Évidemment pas cette Europe de calibreurs de tomates et de spécialistes de la migration des tourterelles, non, on ne peut quand même pas se vouer ainsi, d'une telle façon jusqu'au boutiste, au ridicule des générations qui déjà nous suivent. Mais on pouvait, il y a peu encore, espérer en une Europe Alternative qui donnerait à la France une chance de retrouver son Génie, perdu en route depuis 4 guerres mondiales, déjà, avec de très nombreux prix Goncourt, ou de l'Académie-Francaise, et un nombre toujours moindre de prix Nobel de Physique, ou de Médailles Fields.

Mais cette Europe Alternative est prise elle-même dans ce rapport historial qui fait de la France la source et le télos du "continent politique européen", et réciproquement. Ainsi, l'Europe Alternative, l'Europe de la Contre-Révolution dynamique, ne peut malheureusement se concevoir sans que parallèlement, et corollairement, la France, en tant que moteur historique de ce mouvement, ne soit elle-même actualisée.

Ainsi les Contre-Révolutions française et européenne sont elles, comme leurs impossibilités, irrémissiblement liées. La tâche de tout penseur chrétien, désirant l'Unité Humaine dans la Paix du Christ, et la conquête de toutes les sciences dans la foi, résidera à oser rétablir des ponts actifs avec ce que l'histoire truquée des démocraties pourrissantes aura fait passer comme monstruosité barbare : les Croisades, dans le temps, et l'Amérique, Israël, l'Inde, la Russie, la Serbie, dans l'espace historique contemporain.

Nous n'avons pas à présenter d'excuses pour une guerre de libération du Saint-Sépulcre confisqué, et aujourd'hui encore, par l'occupation du totalitarisme islamique sur les Lieux Saints.

Nous ne comprenons pas pourquoi les Hindouistes d'Ayodah qui s'en prennent à une Mosquée très précisément construite sur un des lieux sacrés de l'Hindouisme, erigé 25 siècles avant la venue du "Prophète", pourraient être traités d'intégristes, sinon par une presse collaborationniste aux ordres de la Chirak Oil Company.

Nous n'arrivons pas très bien à comprendre, mais la distance transatlantique doit être pour quelque chose dans cette déformation hypermétrope, ni pourquoi ni comment des rues entières de villes françaises sont transformées en lieux de culte islamiques ouverts, et par conséquent interdites à la circulation de citoyens non musulmans.

Nous aimerions que l'on nous prévienne clairement que des zones de droits islamiques seront bientôt à l'ordre du jour, nous aimerions que l'on nous dise une bonne fois pour toutes que la République est morte, et qu'il est donc temps probablement de passer à autre chose, avant que les dunes de l'Islam n'aient recouvert Paris.

Nous ne pourrions être plus clairs, malgré les apparences : La France ne pourra se transformer sans proposer la transformation de tout l'espace européen avec elle. Et l'Europe ne pourra jamais se constituer sans qu'une nouvelle CONSTITUTION, établie sur le Christianisme impérial constantinien, fonde enfin et la nouvelle Unité française, et la fédération européenne ainsi émergente qui lui est consubstantielle.

Cette double polarité est le moteur historique de toute l'époque qui vient de s'ouvrir, pour cette région du monde.

Sa dynamique est indissociable désormais de la pression islamiste universelle. La physique propre à cette interaction reste à valider, nous espérons en avoir fourni quelques fondamentaux qui résisteront à l'expérience.

From Northern America, le 19 septembre 2003.

1-2 Valentina Pauli et Patrick Vaneck sont des pseudonymes

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