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Opération Baudruche
Par
Michel Drac,
10 septembre 2005
J’irai droit au fait : je n’aime pas Nicolas
Sarkozy. Je ne lui reproche pas ce qu’il dit, car en fait, il ne dit pas
grand-chose. Je n’aime pas Sarkozy, parce que Sarkozy n’a pas de substance.
Beaux discours, phrases chocs,
mauvais feuilletons sentimentaux, originalité de façade sur des questions
secondaires : communication situationniste, la recette classique d’une
stratégie des leurres.
C’est toujours la même chose avec nos
politicards : ils ne posent que les questions auxquelles ils ont une réponse –
et comme ils ont de moins en moins de réponses, ils posent de moins en moins de
questions. Résultat : ils en sont réduits à s’agiter pour occuper le terrain.
Je dis : halte au sketch ! C’est
de notre avenir qu’il s’agit. Donc les questions, c’est nous qui allons
les poser. Le golem sarkozien, je vous propose de le soumettre à un scoring.
C’est de bonne guerre : Sarko adore les méthodes du management. Il
prétend nous vendre un programme de gouvernement en communicant sur son
packaging. Eh bien, en contrepartie, nous, nous allons décortiquer son offre
politique comme une association de consommateurs teste un produit.
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Petite note de méthode.
Voici une liste de 15 questions clés,
correspondant aux causes des principaux maux dont souffre notre pays. Pour
chaque question, Nicolas le Magnifique marque 0 point si son offre politique ne
traite pas les causes du mal, 1 point si elle traite les causes du mal
partiellement, 2 points si elle traite les causes du mal en profondeur. Il peut
donc marquer 30 points au maximum.
Bien sûr, ma notation ne prétend
pas à l’objectivité. C’est mon opinion, et je peux me tromper, voilà tout. Mais
c’est la méthode qui est intéressante. Lisez mon texte stylo à la main, et
mettez vos propres notes en parallèle. Au bout du bout, on verra bien quel score
Sarko obtient chez moi, et quel score il obtient chez vous…
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Problème A : Echec de l’intégration des
populations d’origine africaine
Score : 1 / 6
Cause A1 : Viabilité incertaine
des sociétés multiculturelles
Solution proposée par Nicolas le Sélectif :
Immigration choisie
Mon avis : La
réalité, c’est la réalité. Même quand elle est détestable, c’est quand même la
réalité. Or, la réalité de la France des années 2000, c’est celle d’un pays en
cours de balkanisation. Moralité : le projet multiculturel n’est pas viable, en
tout cas pas chez nous. Ce machin ne peut fonctionner que dans le cadre d’une
société de juxtaposition, sauce américaine – or la France n’est pas l’Amérique…
En face d’un problème structurel aussi complexe,
les réponses parcellaires sont vouées à l’échec. Il y a renforcement mutuel
entre les altérations du tissu social aux divers niveaux de sa construction : de
la diversité religieuse à l’incompatibilité des coutumes, de l’incompréhension
culturelle au regroupement communautaire spontané, de la constitution de réseaux
de solidarité préférentielle sur des bases ethniques à l’atomisation de l’espace
politique – et de là, vers la guerre de tous contre tous.
Est-ce qu’à votre avis, la réponse sarkozienne,
quotas, contrôle statistique, est à la hauteur des enjeux ?
Note : 1 / 2
Cause A2 : Ressentiment
postcolonial, racisme (dans les 2 sens)
Solution proposée par Nicolas le Bienveillant :
Discrimination positive
Mon avis :
Pour commencer, rappelons que toute discrimination positive dans un sens est une
discrimination négative dans l’autre sens. D'où injustice, d’où frustration,
d'où tensions intercommunautaires. Si Nicolas le Roublard voulait créer des
motifs de conflit pour renforcer son rôle d’arbitre, il ne s’y prendrait pas
autrement.
Ensuite, pour continuer dans la veine iconoclaste,
rappelons que les zyvas de banlieue détestent les « Gaulois » pour des
tas de raisons, les raisons économiques n’étant pas nécessairement décisives. Au
vrai, le principal fascisme de la France d’aujourd’hui est à rechercher dans la
francophobie des racailles. A l’aune de cette réalité-là, Nicolas le
Démagogue est un homme dangereux, qui semble prêt à acheter la paix à n’importe
quel prix.
Note : 0 / 2
Cause A3 : l’islamisme, vecteur
des révoltes ethnosociales
Solution proposée par Nicolas le Bien Guidé :
organiser le communautarisme musulman, pour éviter qu’il ne s’organise lui-même
Mon avis : Un
communautarisme musulman co-piloté par les institutions républicaines risque
fort de servir de coquille à un autre communautarisme, souterrain celui-là, et
qui n’aura rien de républicain. Certes, la méthode Sarkozy permettrait de
différer le collapsus identitaire français. Mais est-ce un bien ? Ne vaut-il pas
mieux affronter rapidement une crise relativement maîtrisable, plutôt que de
repousser la confrontation au réel jusqu’au moment où elle sera devenue
ingérable ? Qu’on songe à l’exemple désastreux du Londonistan, jadis cher
à Tony Blair…
Note : 0 / 2
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Problème B : Panne de croissance économique
Score : 2 / 10
Cause B1 : Fiscalité dévorante,
envolée des dépenses publiques
Solution proposée par Nicolas l’Evanescent :
Rigueur budgétaire
Mon avis : Il
est assez difficile de se faire une opinion quant aux orientations économiques
de Nicolas Sarkozy. Piégé momentanément par Chirac, il s’est promptement et fort
habilement échappé du ministère de l’économie, sachant pertinemment que là où il
n’y a ni monnaie, ni marges de manœuvre, ni moyen d’en dégager, un ministre de
l’économie n’est rien d’autre qu’un bouc émissaire.
Cependant, il semble que la ligne générale de
Nicolas le Libéral l’amènerait à réduire le train de vie de l’Etat, s’il
parvenait au pouvoir. C’est en soi une orientation excellente, car
effectivement, notre Etat vit très au-dessus de nos moyens. Malheureusement,
cette orientation ne vaut que si elle est appuyée sur une grille d’arbitrage
cohérente – réduire la dépense publique, cela veut dire faire des sacrifices.
Or, Nicolas le Précautionneux s’est jusqu’ici bien gardé d’indiquer quels
sacrifices il demanderait à la nation.
On attend donc le jour où, constatant que
l’Education Nationale coûte très cher, manque à ses missions et se mue
paradoxalement en instrument de déstabilisation d’un Etat qui pourtant la
finance, notre virevoltant néo-conservateur à la Française osera enfin dire tout
de go qu’il a bien l’intention de se tailler un steak dans le Mammouth !
Ce jour-là, certes, on pourra prendre au sérieux les choix budgétaires de
Nicolas l’Econome…
En attendant, je le note 1 / 2 – et encore, je
note large.
Cause B2 : "modèle social
français" inadapté à la mondialisation
Solution proposée par Nicolas l’Inflexible :
Remise en cause du modèle social français
Mon avis :
Même remarque qu’au point B1. Il ne suffit pas de dire qu'on remet en cause un
modèle, encore faut-il en proposer un autre. Quid des retraites par répartition,
de la durée hebdomadaire du travail, du statut de la fonction publique, des
minima sociaux ? Si l'on est incapable d'opérer ces remises en cause, il faut
renoncer au libre échange – on ne pourra plus très longtemps continuer à mettre
en concurrence nos entreprises avec des entreprises étrangères bénéficiant de
conditions de production tout à fait avantageuses.
C’est l’esprit même de la France qu’il faudrait
faire renaître sous une nouvelle forme, si l’on avait réellement l’ambition
d’affronter les enjeux de la mondialisation. Or, une telle renaissance se paye –
si le grain ne meurt…
Nicolas le Furtif s’est pour l'instant bien gardé
de poser le problème dans sa rude simplicité. Et tant qu’il ne l’aura pas fait,
on ne saura tout bonnement pas où il veut en venir.
Note : 1 / 2 (noté large, là encore)
Cause B3 : Performances médiocres
des élites françaises
Solution proposée par Nicolas l’Initié : Ne pas
voir le problème
Mon avis : Les
élites françaises fonctionnent par réseau défensif, et cet état de fait explique
en partie l’ankylose progressive de notre pays. Or, Nicolas le Balladurien est
tout à fait intégré dans les réseaux oligarchiques français. Certes, il n'est
pas énarque, et c’est un bon point pour lui. Mais ce diplômé de Sciences Po est
avocat d’affaires – des affaires de Serge Dassault, entre autres. Issu du RPR
des Hauts-de-Seine, proche de la famille Bouygues, il possède peut-être
quelques vagues connections avec la grande loge nationale de France. Il n’est
d’ailleurs pas absurde d’évoquer, concernant la rivalité Chirac-Sarkozy, une
autre rivalité, celle qui oppose depuis des lustres la GLNF, obédience régulière
reconnue par la grande loge unifiée d’Angleterre, et le grand orient, obédience
irrégulière, essentiellement française et largement dominée par les serviteurs
de l’Etat.
Mais bref, je m’égare…
Revenons à Nicolas l’Ambigu. Il n’est pas anodin
qu’il soit issu du sérail. Voilà un homme qui se veut libéral, mais dont le
discours reste finalement captif du colbertisme dévoyé propre aux soi-disant
élites républicaines. Prenez par exemple les termes dans lesquels il a posé le
problème de l’insertion économique des jeunes issus de l’immigration : quoi de
plus révélateur ? Nicolas l’Entrepreneur aurait du dénoncer le poids aberrant du
diplôme dans la carrière des Français, plaider pour un tissu de PME agiles,
réactives, venir en aide aux entrepreneurs qui n’ont pas fait Sciences Po.
Au lieu de cela, que propose Nicolas l’Antiraciste ? Eh bien, d’une part il veut
faire entrer les « minorités » à Sciences Po, si bien qu’il va nous fabriquer
encore plus de diplômés de Sciences Po ! Et d’autre part il entend contraindre
les entreprises à un recrutement politiquement correct, ce qui va créer une
source d’embarras supplémentaire pour les entrepreneurs – et surtout pour les
petits entrepreneurs, car les grands groupes internationalisés ont quant à eux
les moyens de contourner ce genre de contraintes bureaucratiques. Il faut bien
le dire : aux antipodes du libéralisme renouvelé dont se réclame Nicolas le
Réformateur, semblable caporalisme républicain est la marque d’un esprit
jacobin, au plus mauvais sens du terme.
Voilà la grande faiblesse de Nicolas le
Paradoxal : du fait même de son appartenance au bloc institutionnel, il ne
peut pas remettre en cause un système qu’il sait pourtant structurellement
non viable. Dans ces conditions, son action ne peut viser qu’à adapter ce
système moribond à un environnement en pleine mutation – dans la droite ligne de
Balladur, Nicolas le Guépard entend sans doute transformer le vieux centralisme
jacobin des monopoles publics en une sorte de néo-centralisme des monopoles
privés. Projet absurde, qui n’est pas sans évoquer la tentative de Gorbatchev,
en URSS, dans les années 80. On connaît la suite : Eltsine, les oligarques, et
pour finir une terrible implosion économique…
Note : 0 / 2
Cause B4 : Viabilité incertaine de
la zone euro
Solution proposée par Nicolas le Temporisateur :
Faire comme tout le monde, attendre que quelqu’un lève le tabou, en se disant
que de toute façon, les Italiens feront faillite avant nous.
Mon avis : La
zone euro regroupant des économies aux cycles divergents, et le facteur travail
ne pouvant circuler aisément pour des raisons linguistiques, la viabilité de
l’Euro comme monnaie unique est assez incertaine. Pourtant Nicolas le Pugnace
n'a jamais pris position sur cette question emblématique. On retrouve là le même
syndrome que pour la question B3 : comment Nicolas le Mandaté pourrait-il
remettre en cause un projet voulu par certains de ses mandants ?
Note : 0 / 2
Cause B5 : dogmatisme de la Banque
Centrale Européenne
Solution proposée par Nicolas le Déferrent : Ne
jamais prononcer le nom du président de la BCE.
Mon avis :
Alors qu’il était aux Finances, le Nabot-Léon de Neuilly affecta de croire qu’il
allait relancer l’économie en fliquant les grandes surfaces. Il va de soi que
cette agitation néo-poujadiste visait surtout à occuper le terrain, sans jamais
poser les vrais problèmes. Sur ce coup-là, il faut bien dire que notre héros a
légèrement sombré dans le ridicule…
Bref ! Ne l’accablons pas, les circonstances ne
lui étaient pas favorables. Il reste que si Nicolas le Ministricule veut
renaître dans la peau d’un homme d’Etat, il y a tout de même un moment où il va
devoir s’attaquer aux vraies questions. A quoi cela servirait-il d’avoir à
l’Elysée un Sarkozy plutôt qu’un Chirac, si de toute manière, il ne s’agit plus
pour le Président de la République Française que de commenter une évolution
économique sur laquelle il n’a plus prise ?
Je donne donc à Nicolas l’Evasif la note que
justifie son inexistence sur la question : 0 / 2
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Problème C : La construction européenne, un
bateau ivre
Score : 2 / 6
Cause C1 : Le périmètre de l'Union
Solution proposée par Nicolas le Rebelle : Turquie
: partenariat privilégié
Mon avis :
Compte tenu des contraintes diplomatiques, c'est la formule la moins mauvaise.
Quant aux raisons qui conduisirent Nicolas le Germanique à adopter pour une fois
une position tranchée, c’est une autre affaire…
Note : 2 / 2
Cause C2 : La nature du projet de
société européen
Solution proposée par Sarkozy : « fixer des
objectifs ».
Mon avis : Le
29 mai au soir, après le rejet du traité constitutionnel, Nicolas l’Impétrant
s’empressa de nous faire connaître sa réaction, en cela doublé seulement par
Jacquot le Déconfit. Le discours du Calife fut tout à fait remarquable de
surréalisme autistique, comme toujours, et l’on pouvait espérer que l’Iznogoud
de Neuilly allait en profiter.
Certes, Nicolas l’Etriqué consentit enfin à parler
de refondation nécessaire. Pendant quelques secondes, on put croire qu’il allait
enfin se passer quelque chose, dans ce pays en coma dépassé. Mais baste ! A
peine la « refondation » évoquée, Nicolas le Fidèle s’empressa de préciser qu’il
n’entendait y contribuer qu’à la place « qui est la sienne ». En guise de
refondation, il nous offrit donc un rapide cours de management, tout
juste digne d’une école de commerce de troisième zone : « Il faut fixer des
objectifs, s’assurer de leur réalisation… »
Là, on a bien vu le décalage entre l’ampleur de
l’évènement et la médiocrité de notre personnel politique. Ainsi, du seul homme
qui paraît-il sort un peu du lot, il n’y avait rien d’autre à attendre qu’une
réflexion sur la méthode. A croire que dans ce système en pilotage
automatique, il est devenu impensable de poser la question du projet
en lui-même.
Bref, ce soir-là, Nicolas le Passionné n’avait à
offrir qu’un discours pour cadres en séminaire.
Dans ces conditions, je le note sans hésiter : 0 /
2 !
Cause C3 : L’absence de contenu
politique
Solution proposée par Nicolas l’Atlantiste :
profil bas et sourire en coin.
Mon avis :
L’échec du traité renvoie aussi à une absence de visibilité stratégique.
Qu’est-ce qu’on veut faire, au fond, à Bruxelles ? Europe puissance ou simple
zone de libre-échange ? Europe fédérale ou Europe de la coopération ? Europe
région d’un mondialisme américanomorphe, ou Europe souveraine, cherchant son
hinterland dans une Eurosibérie à construire avec la Russie ? Le président de l’UMP
n’a jamais abordé ces questions, domaine réservé oblige. Seulement s’il veut
convaincre, il faudra bien plus qu’une tournée de conférences nord-américaines.
Il faudra une ligne stratégique cohérente… Et le moins qu’on puisse dire,
c’est que nous n’en sommes pas là.
Note : 0 / 2
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Problème D : Un monde plus dangereux
Score : 2 / 4
Cause D1 : Criminalité petite et
grande, l’explosion
Solution proposée par Nicolas le Karchérisateur :
Tolérance zéro
Mon avis : La
tolérance zéro fonctionne en face de la petite délinquance. Est-elle adaptée à
la situation de quartiers ghettos en voie de sécession, qui passent
progressivement sous le contrôle de réseaux ethnomaffieux ? On peut en douter…
Note : 1 / 2
Cause D2 : Hyperterrorisme,
nouvelles formes de guerre
Solution proposée par Nicolas
Qui-fait-son-boulot : Coordination à l’échelle européenne
Mon avis :
Depuis le 11 septembre 2001, il est clair que la défense du territoire requiert
de nouvelles stratégies. Nicolas Simple Flic a entrepris quelques démarches
intéressantes, mais là encore, il n’a pas osé poser les questions de fond. La
logique d’ouverture des sociétés occidentales est-elle encore adaptée à un
environnement devenu chaotique ? Comment résister à nos nouveaux ennemis, ces
étranges protoplasmes à mémoire de formes, totalitarismes du désordres, mondiaux
parce que déterritorialisés, en constante mutation, instrumentalisant nos
propres systèmes médiatiques pour diffuser leur haine fanatique de l’Occident ?
En somme, la question de fond est : comment mettre
la mondialisation sous contrôle ? – A l’aune de cette question-là, le discours
sécuritaire de Nicolas le Mondialiste manque singulièrement de transversalité
– et bien entendu, ce n’est pas un hasard.
Note : 1 / 2
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Problème E : Une société en désarroi
Score : 0 / 4
Cause E1 : Modèle familial en
ruines
Solution proposée par Nicolas le Censeur : Nier le
problème
Mon avis :
Pour remédier à la panne de natalité de la population française « de souche »,
publication des naissances interdite dans les départements d’immigration… sans
commentaires.
Note : 0 / 2
Cause E2 : L’ère du vide
Solution proposée par Nicolas le Tourbillonnant :
Faire du vent.
Mon avis : On
ne peut évidemment pas attendre d’un politicien qu’il résolve une crise de
civilisation. Mais si ce politicien a l’envergure d’un homme d’Etat, il doit au
moins poser la question des finalités. On éprouve une sensation de décalage
entre la communication sarkozyste et la profondeur du malaise des Français.
Nicolas l’Activiste s’agite énormément, mais il ne propose aucune vision
à notre nation désemparée. Or, sans tomber dans le style grandiloquent, disons
tout de même qu’un pays est un peu plus qu’une boîte d’intérim, et que par
conséquent, on attend d’un homme d’Etat un peu plus qu’un discours de motivation
pour VRP…
Note : 0 / 2
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Conclusion
Au final, noté par mes soins, Nicolas le
Médiatique obtient 7 points sur 30 possibles. Tout ça pour ça : la baudruche
s’est dégonflée. Il ne reste plus que deux ans pour lui donner un peu de
substance, si tant est que ce soit l’objectif…
Et vous, combien lui avez-vous mis ? Soyez
honnête : est-il seulement possible de lui donner la moyenne ? Franchement,
peut-on voir dans le simulacre sarkozyste la promesse d’un véritable
changement ? – Non, évidemment non.
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