:// Mais qu'est-ce qui pue comme ça ?
par Charley Supper, 2002

"Quand j'ai mis 'puant' derrière 'humanitaire', ça m'a agacé. Du coup, j'ai dû rajouter 'nauséabond' devant 'communiste'. Et ça a tout gâché, comme je le pensais..." (Charley)

“Je ne cherche pas, je TROUve” (Picasso)

Bien que le seul progrès de ce siècle nouveau, soit de nous avoir fait changer d’idéal du Tout imaginaire, passant ainsi de celui nauséabond du communisme à celui d’un humanitaire puant (“nous allons vous aimer tous et vous aider et nous avons les moyens de le faire même malgré vous!”), l’occident est en récession quand à l’aspect symbolique de la “Chose”.

Pour employer un terme en rapport à la grammaire, l’idéal du Tout imaginaire, (Tout planétaire, Tout communiste ou Tout des Droits de l’Homme), le Tout comme savoir idéologique imaginaire, ne peut être que la conjugaison des impuissances, en s’obstinant à ne pas vouloir prendre en compte le symbolique du seul “savoir Tout” opérationnel, c’est à dire celui qu’il n’y a pas, celui qui fait trou symbolique.

Confère, l’oracle que les dames ont entre les jambes, dixit J.JOYCE. 

Impuissance du siècle où quand même consolons nous, le trou de n’être pas supporté depuis le symbolique, fera retour au galop de l’imaginaire, de représenter l’ ”être-où?” de ceux qui y font banquette, comme reste ou bas reliefs des politiquement-correctes qui eux, banquettent.

Je veux parler bien sur de ceux qui, au trou, vont y aller, que ce soit dans les prisons de plus en plus combles, ou celui du cimetière pour ceux qui, sacrifice oblige* , devront en faire les frais.

J’omet volontairement ceux qui sous l’empire des drogues vont se trouer la peau, ceux qui boivent comme des trou et les adeptes du percing, la parodie du risque à minima a ses limites..

La liste est déjà ouverte pour les autres, avec le dossier du terrorisme, du conflit israélo-palestinien et de l’Afghanistan.

Elle n’est pas close, qu’on le sache!

L’ensemble des nombres entiers est organisé autour de cette place vide du dernier de la liste, jamais nommable sans qu’on n’y puisse sans cesse rajouter “un”.

 

C’est ce trou symbolique qui assure aux dits entiers l’appellation d’ensemble fini. 

De même,  pour l’Homme, seul un discours à l’échelon individuel usant du Tout-qu’il n’y a pas est apte, en englobant et incorporant le trou du vide symbolique, à faire integrer à l’individu l’ensemble des humains en tant qu’être fini.

Les adeptes du Tout n’ont, comme seul ennemi que 
le vide imaginaire

addictif,

 

Vide qu’ils souffrent de ne pouvoir amener à la représentation. Ils ne peuvent pas le voir, dans les deux sens de la formule, à commencer par ce que les  femmes  ont entre les jambes.

Ils passent leur temps à essayer de le combler avec leur pseudo-art et toutes ces merdes dont ils envahissent le marché. C’est cela qui pue!

C’est à dire l’Autre imaginaire!

L’Autre pue !

 

En vertu du fait que,

ce qui est refoulé dans le symbolique réapparaît dans le réel sous forme mortifère,

seule une réintegration du trou symbolique est à même de supporter l’espoir de voir un jour disparaître entre autres trous mortifères, celui de la nappe d’ozone et même avec un peu de chance la débilité trouante de l’idéal  antipollution, lequel n’est qu’une version déguisée et aromatisée pour en faire passer le mauvais goût et la sale odeur,

 de la haine raciale. 

L’Autre imaginaire pue !

Il n’est qu’a voir les pub télévisée qui parlent des produits anti perspirants pour s’en convaincre.

Voir aussi celles concernant les produits xylo ceci et cela, servant à lutter contre les bébètes en tous genre qui insidieusement, dans l’ombre, avec leurs grandes oreilles (comme sur les illustrations ramenées par les compagnons de Christophe Colomb et représentant les autochtones du  nouveau monde, illustrations dont se resservira le régime de Vichy), bébètes immondes donc, qui sapent dans l’ombre les structures boisées de ce qui nous sert d’habitat.

Métaphores avortée et aseptisées de ce qui fait notre être symbolique, elles se passent de commentaire et participent à essayer de nous convaincre que ce qui est dangereux est ce qui imaginairement ne se voit pas, eh eh!.

Que peuvent bien en penser les dames?

 

Comment se taire?

La pollution existe actuellement, elle est en chacun de nous, à refuser d’y inscrire le symbolique féminin du vide, pour faire plus viril.

Nier la pollution symbolique à l’oeuvre chez chacun de nous, n’entraîne qu’à favoriser le retour mortifère dans le Réel de cette même pollution, avec ce que le dit Réel à d’incidence sur la réalité où s’installe tout à coup ce que Lacan  a nommé la civilisation de l’égout.

 

L’illettrisme est à la mode, comme on le dirait d’une andouillette de Caen.

Chez l’illettré, grand adepte de l’imaginaire, ce retour dans le Réel du vide symbolique refoulé fait l’impossibilité de faire face à la lecture.

Il est même un degré plus haut que l’égout, le dégoût, celui de la dite  lecture en ce qu’elle fait réference à un équivalent symbolique de la féminité: le trou du sens qui n’y apparaît pas.

Dans le social, le retour du refoulé, c’est cette propension à ne pouvoir inventer sous prétexte de progrès, que des produits nocifs et indestructibles (et j’oubliais, chers parce qu’inutiles).  

LES FEMMES OUI, LA CONSO, NO !

Nous le répétons , comme un qui ne s’engage pas trop, à dire qu’il n’en verra pas la fin,

ce siècle devra être courageux !

 Son courage devra être de mener
un combat pour la pollution.

 Pour la pollution du discours, j’entends!

Ce devra être un combat pour la pollution organisée,

contre le discours imbécile qui tend, à travers des idéologies totalitaires comme celle du discours antipollution*, à nous faire croire que nous pouvons faire l’économie du trou symbolique,

et donc de LA FÉMINITÉ.

 

*Quand elle s’appuie sur l’imaginaire, la lutte anti fasciste est du même acabit; elle a pour conséquence de faire appel à du néo-nazi, qui lui va être réel. Je n’en parlerai pas pour éviter à chacun d’en jouir!

Pour répondre à notre en-tête entêtant, ce qui pue comme ça, ce ne sont pas les déchets dont il semblerait que nous aimions à nous entourer.

Ce qui pue vient du refoulement (c’est sur, ça refoule!) de ce défaut du semblant, je veux dire l’état de désêtre qui de tout temps à été associé à l’humain:  soit l’état de déchet symbolique qui frappe l’humain dans l’essence de son être.

Ce qui pue comme ça, c’est le fascisme du discours propagé par les pas finis, qui se cachent derrière l’imaginaire du discours antipollution pour essayer de faire apparaître en plein ce qui n’obtient son efficace que d’être voilé, comme dans le Coran: “Lumière sur Lumière”, ou comme le Beau chez Platon.

Que le démon de la pudeur qui apparaissait sur scène des que la Beauté s’y montrait nue, nous protège!

>> L'œuvre au Noir de Charley:  Phersu ou le Perdu

* Voir Guy Debord, “La société du spectacle”.


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